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... Vu par Stéphane NUCCI, membre des C.C.C. ... | ![]() |
Pour répondre à la critique de Françoise, en tant qu'homme, je n'ai pas
reconnu une attitude typiquement masculine dans tant d'indécision. Je pense que
l'on ne peut pas généraliser les psychologies masculines et féminines tant
l'individu (quel que soit son sexe) est complexe.
Ce film de Thierry Klifa ne m'a pas emballé, ce qui n'est pas le cas de celui -
Le Cœur des Hommes - de son ex-collègue du magazine "Studio", Marc
Esposito, qui, lui, m'avait littéralement émerveillé l'année dernière.
Nathalie Baye devient ces derniers temps une habituée des manèges à trois après
"Les Sentiments" en novembre dernier où elle se partageait avec
Isabelle Carré le cœur de Jean-Pierre Bacri. Par ailleurs, autre analogie
anecdotique avec ce film, elle fume dans les 2 films "comme un
pompier".
Pourtant, sur une histoire similaire - un homme hésite entre deux femmes, l'une
très jeune, l'autre moins jeune -, "Les Sentiments" était vraiment
un cran au dessus de "Une Vie à t'Attendre". Ce dernier se laisse
regarder mais la passion entre les personnages n'est pas aussi bien véhiculée,
le spectateur reste davantage à l'extérieur de l'histoire racontée. Ce qui
est d'ailleurs étonnant, c'est que le personnage que campe Patrick Bruel ne
reste pas avec la femme qu'il semble le plus aimer, sa relation avec le
personnage joué par Géraldine Pailhas étant pour moi traitée de manière
trop superficielle et déséquilibrée par rapport à la relation qu'il
entretient avec le personnage joué par Nathalie Baye; la preuve de ce déséquilibre
étant apportée par la 9ème position occupée par Géraldine Pailhas dans la
distribution du film alors que les deux autres membres du trio amoureux sont,
eux, en première et deuxième position.
Finalement, l'histoire que j'ai trouvée la plus intéressante dans ce film est
celle du jeune frère, étouffé par son aîné, qui tente de s'affirmer, de
sortir de l'influence fraternelle, de se reconstruire après plusieurs années où
on a décidé pour lui.
Une analogie ou une coïncidence amusante entre les deux premiers films des
ex-journalistes de "Studio" : dans le film de Marc Esposito, il y
avait dans les dialogues entre les personnages, l'évocation du club de football
de l'Olympique de Marseille et, ici, au détour d'un plan dans un bureau, on
voit affichées sur un mur et placées sur le bureau des références à ce club
de football méridional...
Notation C.C.C. : 2
| Côte C.C.C. 2004 - par ordre croissant d'intérêt - : | ||||||||||||||
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